Ce matin, notre groupe a eu le plaisir de découvrir le Musée International d’Art Naïf Anatole Jakovsky de Nice à travers une visite guidée riche et lumineuse. La matinée a débuté par la présentation de la magnifique villa, un écrin architectural chargé d’histoire, dont les jardins et les salons offrent un cadre idéal pour accueillir les collections permanentes.
Notre guide, Madame Antonio, médiatrice du musée, a su captiver l'auditoire grâce à des explications claires, accessibles et passionnantes.
Elle a introduit l’exposition en présentant un tableau de Charles Rolland Rabuzin, à partir duquel elle nous a expliqué que l’art naïf se caractérise avant tout par l’absence de perspective, certaines disproportions et des couleurs tendres.
La médiatrice a également attiré notre attention sur deux aspects majeurs du musée : les peintures sous verre, technique délicate et lumineuse dont les origines remontent aux traditions populaires d’Europe centrale et orientale, et la vibrante école de peinture d'Haïti, dont les couleurs éclatantes et les scènes de vie foisonnantes apportent une énergie singulière à l’ensemble des collections.
La visite guidée s’est ensuite concentrée sur les collections du rez‑de‑chaussée, où elle nous a présenté les grandes figures de l’art naïf. Parmi les artistes emblématiques évoqués, citons Henri Rousseau, Séraphine de Senlis, Grandma Moses, Ivan Generalić et Louis Vivin, qui illustrent la diversité et la poésie de ce courant.
Dans la dernière salle, dite la "salle noire", les visiteurs ont découvert également un ensemble d’œuvres relevant de l’art brut, un univers plus instinctif et spontané, qui complète le panorama de l’art naïf présenté dans les autres espaces du rez-de-chaussée.
Après cette découverte commentée, chacun a pu poursuivre librement la visite au premier étage, où sont présentées les autres collections permanentes ainsi que l’exposition temporaire consacrée aux tissus africains wax "AFRICA POP", un univers de motifs et de symboles qui dialogue harmonieusement avec les œuvres naïves.
Le musée attire un public très varié, des connaisseurs aux simples curieux, mais aussi de nombreux amateurs de dessin, comme la communauté de dessinateurs "URBAN SKETCHERS". Ce matin encore, plusieurs artistes étaient installés dans les jardins, carnet à la main, croquant les statues ou la façade du musée, tandis que d’autres travaillaient à l’étage, inspirés par les œuvres exposées. Un lieu vivant, inspirant, où l’on découvre, où l’on apprend, et où l’on crée.
Une visite qui a enchanté notre groupe et qui, sans aucun doute, donnera envie à beaucoup d’y retourner.